Des racines profondes : l’Auvergne, terre de musiques populaires
Nul ne peut évoquer le néo-trad auvergnat sans entendre au loin la bourrée, danse emblématique qui résonne sur la place du village. Dès le XVIIIe siècle, la musique accompagne les moments collectifs : bals, fêtes votives, veillées, rassemblant paysans, bergers, ouvriers et citadins, tous unis par une énergie commune. À la vielle à roue et à la cabrette – instruments identitaires de la région – s’ajoutent, au fil du XIXe siècle, l’accordéon et les cornemuses. Ces instruments sculptent le paysage sonore des Monts-Dore, du Cantal, ou des rives de l’Allier.
La transmission se fait alors par oralité, les mélodies se colorent selon les villages, les familles, les histoires de vie. Musique du peuple, la tradition auvergnate se veut tout autant moyens d’expression que mémoire vivante, transmise de génération en génération, marquant l’identité, la langue (l’occitan auvergnat), les gestes, les fêtes.